jeudi 20 janvier 2011

Gokarna, repos sur une plage paradisiaque


Depuis notre décision de voyager en Inde, nous avions projeté nous arrêter à Gokarna, en bordure de mer, pour nous reposer quelques semaines. Gokarna est un village pittoresque où de nombreux indiens viennent en pèlerinage. Il règne dans le village une atmosphère très religieuse avec tous ces pèlerins. On y retrouve de nombreux temples dédiés à différentes déités. Il n'est pas permis aux non-hindous de visiter l'ensemble de ces temples. L'architecture est intéressante, il reste de nombreuses maisons bien conservées.











Un très vieux char est garé sur la rue principale et à certaines occasions, notamment à chaque nouvelle lune, il est amené à l'autre bout de la rue, tiré par de nombreux hommes. Il est très haut et roule avec des roues de bois.

 









Sur la plage de Gokarna nous avons la surprise de constater que nos amies les vaches s'y prélassent. Nous ne comprenons pas pourquoi elles ne recherchent pas d'endroits où brouter de l'herbe. Nous comprendrons plus tard ce qu'elles y font.











Un village de pêcheurs se trouve à proximité et il est très intéressant d'observer l'arrivée d'un bateau de pêche de fabrication artisanale, une longue barque équilibrée par un flotteur. Nous pouvons observer le déchargement de la cargaison.

 









Ce sont les femmes qui apportent les poissons dans de grands paniers posés sur la tête, pour les vendre au marché.








 

 









Voici une vidéo donnant un aperçu du déchargement des poissons.


Sur une colline, nous visitons un temple dirigé par une famille de la caste brahmane, la mère et deux de ses fils. Nous sommes bien accueillis par ces derniers et nous associent à la cérémonie selon ce qui nous est possible.


 










Nous visitons quelques plages à proximité du village où il n'est possible de s'y rendre qu'à pied. C'est par un sentier que l'on va à Paradise beach et Om beach. 












Nous décidons de nous installer à Kudley beach, pour un séjour prolongé. Cet endroit est très paisible, pas de klaxons. Nous louons un bungalow dans un immense jardin.












La clientèle de la plage est très jeune, l'âge moyen est environ 25 ans, des jeunes rasthas portant des dreadlocks, pratiquant la méditation et le yoga. Nous prenons un coup de vieux à côtoyer ces jeunes, mais nous nous sentons très bien respectés de leur part.













Nous comprenons enfin pourquoi les vaches aiment la plage. Elles mangent entre autre les restes des restaurants. Elles vont même jusqu'à s'y inviter.













Elles peuvent également s'allonger sur la couverture de plage d'une touriste forçant ainsi le mari à s'asseoir sur le sable...











Comme il n'existe pas de route reliant Gokarna à Kudley beach, tout est transporté sur la tête, par des hommes et des femmes, nourriture, eau minérale, glacière, etc.... Vus de loin, nous imaginons des fourmis transportant leurs charges.


 



 









Nous faisons une excursion dans la campagne agricole environnante et nous admirons de magnifiques jardins potagers. Leurs produits sont vendus au marché du village.











Nous profitons au maximum de notre séjour avant de reprendre la route vers Hampi.


dimanche 2 janvier 2011

Halebid et Belur, richesses de la sculpture hoysala


Les deux sites de Halebid et Belur marquent l'apogée d'une période artistique hoysala parmi les plus riches de la culture hindoue. Les sites sont à une distance de 16 km seulement et nous les visitons dans la même journée.

La construction de Halebid commença vers 1121 pour s'arrêter 80 ans plus tard, sans que l'édifice soit achevé. Il n'en reste pas moins un chef-d'oeuvre de l'architecture hoysala.











Les murs extérieurs du temple sont couverts de divinités hindoues, de sages, d'animaux stylisés et de frises illustrant la vie des souverains.













Une immense statue de Nandi ( monture de Shiva ) siège à gauche du temple principal.











L'intérieur de son sanctuaire est sculpté dans de la pierre noire. 










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Belur

On pénètre dans l'enceinte de Bélur par un gopuram de sept étages couvert de sculptures sensuelles.











Le temple de Belur fut construit en 1116 pour commémorer la victoire des Hoysala sur leurs voisins les Chola. Sa construction dura plus d'un siècle et c'est aujourd'hui le seul des trois principaux sites hoysala à être encore en activité.

La partie supérieure des murs du temple témoigne d'un talent artistique et d'une finesse d'exécution nous faisant penser à une dentelle de pierre, hommage au génie humain. 













Nous repartons la tête pleine d'images de sculptures plus belles les unes que les autres. Décidément, le peuple indien connut dans son histoire des sculpteurs extraordinaires.











Nous quittons l'aridité de l'intérieur des terres en direction des plages paradisiaques de Gokarna, au sud de Goa.

samedi 1 janvier 2011

Bienvenue à Bylakuppe, avec ses camps de réfugiés tibétains et ses nombreux monastères bouddhistes



C'est au cours d'un échange de quelques mots, dans un restaurant de Mysore, avec une indienne de la région de Kodagu,qu'au retour à notre chambre, Joël fait une recherche dans le guide pour connaître un peu où se trouve cette région. Nous apprenons qu'il s'y trouve des camps de réfugiés tibétains et quelques monastères bouddhistes, ayant fui l'invasion chinoise à la fin des années 1950. Ceci crée chez-nous un intérêt de visiter cet endroit et nous nous rendons au village de Bylakuppe, situé à proximité du territoire tibétain d'une superficie de 1,200 hectares. Nous ne pouvons résider sur ce territoire, parce qu'il nous faudrait un permis délivré par le ministère intérieur de Delhi, et cela nécessiterait un délai pouvant aller jusqu'à plusieurs mois. 

Nous logeons dans le seul hôtel du village campagnard et nous y observons de notre balcon une agriculture très rudimentaire, avec les bœufs.











Nous partons à pied vers un premier monastère, le Tashi Lumpo, une réplique de celui qui se trouve au Tibet. En passant près de l'accueil, nous sommes invités à prendre le thé, en compagnie de deux administrateurs du monastère et du précédent moine abbé, qui insiste pour que nous soyons pris en photo avec lui, ce que nous n'aurions jamais osé lui demander. Nous sommes surpris et apprécions ce chaleureux accueil, témoignant une grande hospitalité de leur part. 



















Nous avons un coup-de-coeur pour ce petit monastère et y retournons deux jours plus tard pour partager un repas avec les deux administrateurs, qui nous entretiennent de l'histoire de leur exode et de la réalité des camps. Ils nous précisent que l'Inde leur a prêté le territoire pour s'y installer. Ils n'ont pas de passeport indien, ils disposent d'un titre de séjour devant être renouvelé tous les ans. C'est un des rares camps ayant permis aux tibétains de poursuivre leur mode de vie agricole et traditionnel.

Après le repas, nous rencontrons un jeune moine, originaire du Ladakh, situé près de la chaîne himalayenne, qui préfère s'abstenir de sa sieste, pour s'entretenir avec nous. Il a seulement 17 ans et vit au monastère depuis l'âge de 13 ans, et nous démontre une ferveur certaine pour son mode de vie. Il se trouve chanceux de ne plus avoir de préoccupations matérielles et souhaite s'instruire davantage pour communiquer sa foi au plus grand nombre possible de gens dans le monde. Nous sommes très heureux de notre rencontre et avons beaucoup admiré la fraîcheur de ce jeune. En fin d'après-midi, nous assistons à un office et découvrons la présence de jeunes novices, dont les plus jeunes n'ont pas plus de cinq ans, et démontrent déjà une attention soutenue. Remarquez l'intérieur richement décoré de tapisseries et de peintures très colorées.













Le lendemain, nous nous dirigeons vers le monastère de Mandroling, et son extraordinaire temple d'or, renfermant un bouddha de 18 mètres de haut, recouvert d'or. C'est assis sur de petits coussins bleus réservés aux hôtes que nous assistons à une cérémonie où retentissent des gongs, tambours et psalmodies de centaines de jeunes novices. On nous informe que les camps comptent environ de 5,000 à 6,000 moines, répartis dans plusieurs monastères. Dans la culture tibétaine, il perdure encore la tradition d'avoir un moine parmi les garçons de la famille, ce qui explique cette grande quantité d'adeptes.













Une petite vidéo vous donne un aperçu de l'ambiance ressentie au cours de l'office.



Nous poursuivons notre visite vers d'autres temples à proximité, et dans un de ceux-ci, nous croisons un jeune moine qui a quitté le Tibet à l'âge de 12 ans pour se rendre à pied jusqu'au Népal. Cette conversation, qui dure une heure et demie, est rendue possible par seulement quelques mots d'anglais connus de celui-ci, assisté par le langage des signes, qui malgré tout, nous permets d'en apprendre beaucoup. Il nous guide à travers le temple pour en apprécier les détails.









 










Le village où se trouve ces différents temples est peuplé essentiellement de moines qui vivent dans de petites maisons très bien entretenues.


 









C'est notre première approche avec le bouddhisme en Inde du sud, qui normalement se rencontre surtout dans le nord du pays, et nous avons été touchés par cette courte visite de 2 jours, nous procurant autant de repos, de méditation, de silence, de contacts chaleureux et de sérénité.











Nous nous retrouverons pour la prochaine étape dans les deux sites de Halebid et Belur, temples hindous aux sculptures très raffinées.